Pour ne pas oublier

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moulino51
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Re: Pour ne pas oublier

Message par moulino51 » ven. 31 juil. 2020 17:24

:D :D

Le "Louis, tu sais ...... J'adore te lire :D :D " était juste pour te le dire :D

Mais, j'aurais du me douter que ta plume ne pouvais rester inerte :D
de la capacité à obvier
Et la il faut faire la part des choses et des générations.
Un jeune aujourd'hui auras obligatoirement cette capacité a changer de direction alors qu'un vieil homme* comme moi auras beaucoup plus de difficultés.

Et pour "les sous", a une époque étant chef d'un petite entreprise familiale, je trouvais aberrant, la façon de gérer de l'état, alors qu'en entreprise, les comptes devaient être "équilibrés".

Maintenant je pense que la dette de l'état est un puits sans fond et qui ne sera jamais remboursée (même a taux négatif :wink: )

Voila, c'était juste un ressenti rapide a ta lecture.





*Victor Hugo aurait dit "un vieux homme"
"On ne vient pas de nulle part et serait souhaitable qu'on n'aille pas n'importe où !"
Louis Leroux
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Re: Pour ne pas oublier

Message par Louis Leroux » dim. 9 août 2020 22:09

32-20
Je crois que ce qui me démarque franchement de la posture survivaliste c’est la question de l’AUTRE.
J’arrive très bien à me projeter dans un futur apocalyptique où les gens finissent par s’entretuer, ça me paraît même un scénario crédible. Par contre je ne vois pas pourquoi j’investirais de l’énergie et de l’argent à construire un bunker, à acheter des armes de guerre et des filtres pour l’eau potable. Je comprends qu’on puisse avoir cette démarche mais pour moi c’est partir vaincu avant d’avoir commencé. Oui bien sur, comparé à moi, un survivaliste « chanceux » vivra quelques semaines, mois, années de plus, mais d’une vie dont je ne veux absolument pas. Ça ne veux pas dire que étant agressé je ne chercherais pas à me protéger ou à protéger ceux que j’aime (et même d’autres que je ne connais pas). Ça veut juste dire qu’aujourd’hui je veux d’abord mettre mon énergie à créer les conditions du mieux vivre ensemble plutôt qu’apprendre à tuer efficacement.
J’ai encore envie de voir l’Autre comme un complément, un soutien, une richesse. Je ne suis pas bisounours, je sais que l’autre est par principe différent, que partant de là rien n’est simple mais je suis d’abord profondément convaincu que nous n’avons pas le choix. Notre avenir, s’il y en a un est collectif !!!
Le moins que l’on puisse dire est que la société dans laquelle nous vivons ne nous y a pas préparé : La vie est une compétition, que le meilleur gagne, il y a les winners et les loosers choisi ton camp… A l’école, à l’université, dans l’entreprise, dans la plupart des loisirs tout est basé sur la réussite au détriment de l’autre. Même au sein du couple ou dans les fratries la concurrence est parfois rude. Pour noircir un peu plus le tableau chacun avance masqué. On se ment à nous même et on ment aux autres, sur nos motivations réelles, profondes, sur le pourquoi on fait les choses. Jeu de dupes, jeux d’égos, tromperie sur la marchandise…
S’avancer vers l’autre à visage « découvert »comporte donc des risques et c’est un long apprentissage, un long processus sans cesse à renouveler. « Il faut » se faire confiance et faire confiance. Accepter que les vérités et les mensonges ont des frontières poreuses et fluctuantes. « Il faut » apprendre à mettre en commun et en creux accepter que certaines choses ne le soient pas. Il y a inévitablement à établir des règles, des modes de régulation et de sanction. Travailler à des rapports sains, esquiver ou repousser les tentatives toxiques, toute une gymnastique, un art martial, une danse….
Et la vie est décidément mal faite, non on ne va pas partager (a priori) notre barbecue avec Léonardo Di Caprio ou Mélanie Laurent. Nos voisins c’est Jean-Pierre, Marie-Laure, Greg, Eva, Marius, ils travaillent autour de chez nous, ils ont pas toujours très bon goût (nous non plus), ils n’ont pas que des idées intéressantes mais ils lâchent de temps en temps une petite phrase qui permet de tirer un bon fil et commencer à construire ensemble.
Je peux prendre tous les autres pour des ploucs et oui je vais en trouver partout, beaucoup. Si je veux la confirmation que le monde en est rempli, le monde me donnera raison. Mais peut-être dois-je commencer par me demander ce que j’ai à donner en partage et si je laisse de la place pour ce partage. Qu’est-ce que j’ai de précieux que j’ai envie d’offrir ? Je sais qu’on peut faire de mauvaises rencontres dans une vie. Je ne fais la leçon à personne. Mais il faut coûte que coûte que des mains se tendent et donnent la bonne impulsion.
Travailler sans cesse le partage, un bon exemple ? Les graines : grain de blé, graines de fleurs. Sans les graines que serions-nous ? Alors que le business agro alimentaire cherche à faire main basse sur le vivant, des hommes et des femmes du monde entier (et souvent parmi les plus pauvres) se partagent aujourd’hui des graines et les font fructifier. Grâce à elles, grâce à eux, la nourriture diversifiée et saine circule à nouveau (parfois encore sous le manteau).
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